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Les Philosophes

Ancien local associatif d'ouvriers juifs russes au début siècle où Léon Troski avait ses habitudes, "Les Philosophes" serait devenu un restaurant au début des années folles. Sous l'occupation, l'enseigne s'appelait "L'épi d'or". Ses propriétaires, des Justes, avaient pris sous leurs ailes protectrices une jeune juive qui avaient refusé de partir avec sa famille de l'autre côté de la ligne de démarcation. Cliente...

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Happy nuggets

PROMO DU MOIS

Pour fêter la parution du livre "Et si on se mettait enfin à table?" aux éditions Calmann-Lévy, la Belle Hortense proposera à la vente à emporter et jusqu'à épuisement des stocks, le Pomerol Gombau

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RECETTE

Mashed Sweet Potatoes

Peel the potatoes and cook in salted boiling water for about 30 minutes. As they are cooked, drain them in a colander and reduce them to puree contacts using a mill to puree. Put the puree in a saucepan over a low heat and add the butter , stirring with a wooden spoon or a whisk . As all the butter is incorporated, gradually add the milk and the hot cream and stir until the desired consistency. Adjust the seasoning and serve.

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Adresse: 

Les Philosophes
28 rue Vieille du Temple, Paris IV
Téléphone 01 48 87 49 64
Ouvert tous les jours de 9h à 2h.
Cuisine en service continu de midi à 1h15 du matin
Brunch 7/7 dès 9h
Métro :
Hôtel de Ville ; Saint-Paul ; Pont Marie
Bus :
69 - 96 - 76 - 67

FOURNISSEUR

Gaec Les flots blancs. Lot et Garonne

En conversion bio, la ferme Les flots blancs exploitée par Julien et Romain Chapolard fournit notre fromage blanc servi au Brunch comme celui utilisé pour réaliser nos cheese cakes et notre lait fr

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Les Philosophes
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Le Monde Publie l'histoire du poulet au curry des Philosophes

Samedi, Mai 17, 2014


"J'aime la cuisine simple. Celle qui est faite avec les mains et le coeur, qui se partage sans chichi. Mon curry, celui que je sers à la maison, n'est pas un plat complexe. C'est un plat populaire et, pour moi, symbolique des rares périodes de bonheur de mon enfance. L'année de ma naissance, JFK était assassiné et mes parents se séparaient. Mon père charcutier n'a pas daigné venir me voir à la maternité. Mon beau-père, quant à lui, était radin, méchant et, par-dessus le marché, raciste. L'été de mes 14 ans, j'ai parcouru la France en stop et été embauché comme plongeur dans le Sud. A 16 ans, j'ai demandé l'émancipation à ma mère et, à 18, je devenais le plus jeune serveur du Café de Flore, à Saint-Germain-des-Prés. Mais l'histoire de mon curry commence bien avant. L'une de mes soeurs est partie très jeune s'installer à Londres et s'est mariée avec un Bangladeshi. J'allais régulièrement chez eux. C'étaient mes seules vacances et de vrais moments de joie : mon beau-frère passait ses samedis à cuisiner des plats traditionnels. Il régnait dans leur petite maison une subtile odeur de curry, d'oignons rissolés et d'épices. Quand il ne cuisinait pas le curry, nous allions le manger dans l'une des meilleures cantines indiennes du quartier de Whitechapel. A la fac, pour mon mémoire de maîtrise intitulé "Inadéquation entre production agricole et croissance démographique", j'avais choisi de faire la monographie d'un petit village du nord du Bangladesh.